Portrait Flassannais : Émilie Levesque

Pour ce nouveau numéro de nos Portraits Flassannais, la Rédaction a fait le choix d’une femme de cœur, qui fut l’une des actrices locales de la lutte contre la pandémie COVID-19 : Émilie Levesque.

Présidente de l’association Ma Mie Poupée, Émilie n’a consenti à notre interview que pour mieux sublimer une dynamique collective : extraits choisis.

 

Émilie, pouvez-vous vous présenter ?

Née à Paris, j’y ai fait mes études (École Française des Attachés de Presse), je m’y suis mariée avec Benoît, et en suis partie pour un petit détour par le Nord, mais pas longtemps… De retour en région parisienne, points d’attache de nos familles, j’ai été longtemps bénévole, y ait créé l’Association des Amis de l’Orgue, et j’ai participé aux associations de parents d’élèves notamment. Puis j’ai travaillé une dizaine d’années dans une petite maison d’édition dans le monde du cheval.

Le Sud, c’est l’une de nos filles, installée à Giens, qui nous a fait découvrir cette région qui nous a totalement conquis ! Nous avons décidé de nous chercher une maison, ce qui fut fait et réalisé en 2011. Mais très vite, les allers-retours entre Paris et Flassans nous sont devenus difficiles, le Sud nous manquait et nous avons pu nous installer pour de bon en 2013.

Ma Mie Poupée est un héritage, comment gère-t-on cette responsabilité ?

J’ai rencontré Simone Pellicone, Présidente de Ma Mie Poupée, lors d’un des Salons qu’elle organisait chaque année autour des Poupées et des Ours ; elle avait accepté que j’expose les ours en peluche que je confectionne. Très vite, nous avons sympathisé autour de la même passion, couture et tricot.

Lorsque j’ai appris par Simone qu’elle souhaitait arrêter la présidence de l’association, nous avons discuté et je lui ai proposé de reprendre cette responsabilité. Lourde tâche quand on connaît Simone et toute l’énergie qu’elle déploie ! Tout s’est passé très simplement grâce à son aide au moindre problème rencontré. Le but de l’association - l’enfance en souffrance - est aussi un thème qui nous a rapproché toutes les deux.

Pouvez-vous décrire votre rôle lors de la crise sanitaire de ce début d’année ?

Ce sont des mots un peu forts pour moi : je pense avoir été le lien coordonnateur entre des besoins exprimés et des petites mains pleines de bonne volonté ! J’avais été alertée sur l’intérêt du port du masque par notre dernière fille médecin hospitalier. Alors, quand les responsables du Super U en 1er lieu puis l’Hôpital du Luc ensuite, m’ont sollicitée pour confectionner des masques, j’ai juste activé des réseaux : celui des couturières de Ma Mie Poupée, puis les réseaux sociaux élargis aux villages de Flassans et Besse.

Je n’imaginais pas que nous aurions réussi toutes ensemble quelques jours plus tard à confectionner 82 masques précisément !!

Un immense MERCI à Magali, Brigitte, Marie-France, Josiane, Aude, Béatrice, Johanna, Sonia, Céline, Brigitte, Nicole, Alice, Lorette, Andrée, Alice d’avoir répondu présentes à chacune de mes demandes ; nous avons même par la suite fabriqué des blouses pour le personnel de l’Escandihado et pu distribuer des masques aux aides-soignantes, infirmières et particuliers.

Votre vision du village ?

Quand nous nous sommes installés, nous ne connaissions que peu la région et tout aussi peu Flassans ! Nous avons donc décidé de nous glisser petit à petit dans les associations locales, y avons découvert et rencontré certains qui sont devenus de vrais amis.

Ce village au milieu de la nature et à taille humaine nous plaît bien : plus on le connaît et plus on l’apprécie ! On y vit heureux avec chien, chats et poules, et accueillons, dès que possible, nos enfants, quatre petits-enfants et amis…

Activités et projets en cours ?

Cette année s’est achevée bien trop tôt : en septembre dernier, Ma Mie Poupée a proposé des ateliers de couture, tricot et autres « bricolages ». Une quinzaine de participantes, de 8 ans pour les plus jeunes, des mamans, des collégiennes, des grands-mères se retrouvaient au local, autour d’ouvrages très variés, avec de nombreuses réalisations : la fameuse éponge japonaise « tawashi », réalisée à partir de vieilles chaussettes, les lingettes réutilisables, le tricot pour les novices, le porte-plat à tarte, tout énumérer serait trop long ! Le tout au milieu de nombreux fous rires.

Nous continuerons bien sûr de proposer les traditionnelles Foires à Tout ainsi que le Salon des Ours, de la Poupée et du Jouet Ancien.

En 2021, mon souhait serait de pouvoir monter un projet de Bibliothèque de rue, ou partagée, je préfère ce mot, sur la place du village. Un petit coin serait réservé pour les dons aux enfants hospitalisés.

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