Portrait Flassannais : Monique Ferré

Monique Ferré est une Flassannaise, discrète, mais investie. Lorsque nous l’avons contacté pour cet interview, Monique a immédiatement conseillé d’autres personnes, bien plus « flassannaises », selon elle. Monique est de ces personnes qui s’effacent pour mieux sublimer le collectif.

Monique, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Monique Ferré. Je suis née Maestracci. Mes origines sont corses. Je suis née le 22 novembre 1940, au 106 rue de la République, à Marseille. Je suis arrivé à Flassans à en 1948. Mais j’ai d’abord connu Flassans parce que j’y venais en vacances ! En fait, c’est grâce à M. Isnard, qui travaillait avec mon parrain, qu’on a trouvé une maison pour les vacances. A l’époque, la ligne de bus nous déposait devant la rue Source du Colombier. C’était tellement pratique. On louait à « Catama », c’était une autre époque.

Professionnellement, quel fut votre parcours ?

Ici, les gens m’appellent la sous-préfète. Je crois bien que je dois ce surnom à une autre Monique ! (rires). Simplement parce que j’ai travaillé, longtemps, en sous-préfecture, à Brignoles. Je m’occupais de pas mal de choses là-bas.  J’y suis rentré en 1993, jusqu’à ma retraite. Je ne peux pas résumer en quelques phrases mon parcours, mais cette expérience était faite pour moi. 

Une anecdote relative à cette carrière ?

Oh il y en a tellement ! Mais je peux vous raconter ce moment où mon chef de service m’appelle pour régler un conflit. En arrivant, je constate que deux personnes sont là, dont une, arme au poing. Elle était confuse mais bien menaçante. Elle cherchait une solution à un problème de réorientation vers un foyer pour personnes adultes. Et comme dans la vie, il ne sert à rien de s’énerver, nous avons raisonné ce monsieur qui a ensuite quitté les lieux. Puis, comme à mon habitude, je suis allé à la messe, c’était un jour de vendredi saint !

Qu’est-ce qui vous caractérise, lorsque l’on veut apprendre à vous connaître ?

La franchise est ce qui me caractérise. Mais je sais y mettre les formes, arrondir les angles et aborder les sujets délicats avec tact et délicatesse. Ca suppose de réfléchir avant. La vie m’a ôté tellement de monde et de choses, qu’on regarde forcément ce que l’on a devant soi avec un autre regard. Je crois également que le bien d’autrui me tient à cœur : j’œuvre pour le CCAS (Monique est membre du Conseil d’administration, ndlr) et je participe, à ma mesure, dans les activités associatives : au Moulin de la Danse où je suis adhérente, tout comme au club Renaissance ou encore au château, pour lequel je cotise également.  

Parmi les êtres partis trop tôt que vous évoquiez, on retrouve votre mari…

Et j’en suis toujours amoureuse ! Jean-Pierre était un homme formidable… Et je ne dis pas ça parce qu’il était mon mari. Il était bon, c’était vraiment une belle personne. Il est mort de la grippe. C’était le 10 avril 2015, hier quoi ! Un homme adorable, comme Gaston Garnier avec qui il était bon collègue, ami même. Tout comme avec Robert Malomert. C’était une belle bande, et il n’y avait pas besoin de parler pour qu’ils se comprenne.

Comment et pourquoi êtes-vous restée à Flassans ?

Oh, je crois bien que c’est uniquement grâce à ma bande de copines ! Je pense à Mauricette (Degioanni) devenue Mme Barbero, la femme d’Élie. Elle a largement facilité mon intégration à la vie du village. Je pense aussi à Annick Guisti, Monique Degioanni, Marie-Claude Messager, Jacqueline Grimaud, Henriette et Gilles Colorno ou encore Maryse et Monique Pastorello. En face de chez moi habite Éliane Camail, la femme de Robert Malomert et leur fille Martine Malomert, ça a facilité les choses. Ils ont été beaucoup présents auprès de moi, je dois les remercier pour ça.

Aujourd’hui, qu’est ce qui fait votre engagement pour Flassans ?

Je crois que d’abord, la première raison, c’est que j’aime ce village. J’y ai passé une bonne partie de ma vie et je ne m’en lasse pas. A Flassans, on s’y trouve bien et chose importante, je me sens entourée. Le village est un lieu où on se sent en sécurité, bien tenu, agréable et fleuri. Je suis comme beaucoup, je peste contre les personnes qui laissent leur poubelle dehors alors que tant de solutions existent et que le village a fait de gros efforts !

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