Commémoration du 11 novembre 1918

Mercredi 11 novembre 2020, le Conseil municipal a procédé à la commémoration de la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918.
Pour cette commémoration, l'hommage fut fait à huis-clos, conformément aux directives préfectorales et gouvernementales. 
 
Dans son discours, M. le Maire a rendu un hommage vibrant, à tous les héros morts pour la France, en évoquant l'entrée au Panthéon de Maurice Genevoix.
 
 
Retrouvez ci-dessous l'intégralité de son discours ?
 
"Chers conseillers municipaux, cher Président des anciens combattants, chers Flassannais,
 
À 11h00, le 11 novembre 1918, résonnaient les clairons sur la ligne de front et les cloches dans toutes les villes et villages de France. Le clocher de Flassans sonna aussi à la volée, pour rendre hommage à nos morts et marquer la fin d’un conflit qui décima 10 millions de personnes dans le Monde. La France perdit à elle seule plus d’un million et demi de ses citoyens et déplora près de 3 millions de blessés, de mutilés, de « gueules cassées ». Rendons hommage à tous ceux qui ont légué les valeurs de courage pour la défense de la nation et de la démocratie. Ils ont été plongés loin de leur cher village du Var, malgré eux, dans la boue, le froid, la terreur des bombardements et des gaz, l’angoisse de l’attente dans les tranchées…
 
En ce moment solennel, souvenons-nous de nos poilus morts pour la France. Offrons-leur la victoire qu’ils n’ont pu ni voir, ni avoir. En ce 11 novembre, rendons aussi hommage à tous les morts pour la France. Remercions-les d’avoir sacrifié leur vie pour la nôtre, pour notre liberté. Je vous invite aussi à penser à la place des enfants et des jeunes dans le conflit. Eux aussi furent jetés dans ce chaos terrible… dans l’attente de leur père, de leur frère ou de leur oncle partis au combat… dans l’incompréhension d’une guerre qui les plongea dans le deuil, la privation, la peur… Et à la guerre de 1914-1918 succéda la pandémie de la grippe espagnole a emporté bien des survivants...
 
Mais la France a tenu !
 
C'était il y a un siècle.
 
Ce 10 novembre 1920, la Grande Guerre est achevée depuis deux ans. Dans la citadelle de Verdun, Auguste THIN, soldat de deuxième classe et pupille de la Nation, dépose un bouquet d'œillets blancs et rouges sur le cercueil d'un soldat. Un parmi tous les combattants des Flandres, de I'Artois, de la Somme, du Chemin des Dames, de Lorraine, de la Meuse... Un de ces braves ! Un des poilus qui participa à une interminable guerre. Un de ces Français qui œuvre à la tâche incommensurable de la Victoire.
 
Un parmi des milliers qui est devenu le Soldat inconnu.
 
Le 11 novembre 1920, le peuple de France l'accompagne solennellement sous les voûtes de l'Arc de Triomphe. La Patrie, reconnaissante et unanime, s'incline respectueusement devant son cercueil, en saluant la mémoire de tous les soldats morts sous le drapeau tricolore. Quelques mois plus tard, il était inhumé. Depuis 1923, la Flamme du Souvenir veille, nuit et jour, sur la tombe. Chaque soir, elle est ravivée pour que jamais ne s'éteigne la mémoire. La sépulture du Soldat inconnu est devenue le lieu du recueillement national et le tombeau symbolique de tous ceux qui donnent leur vie pour la France. Cet anonyme représente chacun de nos morts et tous nos morts en même temps.
 
Cette mémoire vit également dans chacune de nos communes, dans chaque ville et village de France, dans chacun de nos monuments aux morts, dans chacun des cimetières, dans nos mémoires familiales. Elle vit dans l'œuvre de Maurice GENEVOIX qui entre aujourd'hui au Panthéon. Le Président de la République l’a souhaité en l'honneur du peuple de 14-18. Maurice GENEVOIX n'entre pas seul dans le temple de la Nation. II y entre en soldat des Eparges, en écrivain et en porte-étendard de « Ceux de 14 ». II y entre avec ses millions de frères d'armes, ceux dont il a immortalisé le souvenir, l'héroïsme et les souffrances. Il y entre avec toute la société, de la première ligne à l'arrière, mobilisée face à l'adversité et qui a tenu avec une admirable endurance.
 
Malgré le huis-clos, je tiens à remercier le travail formidable réalisé par les associations d’anciens combattants, par les équipes éducatives, et par tous les citoyens qui œuvrent pour conserver sa mémoire. Votre investissement, en particulier auprès des jeunes générations, impose notre respect. Il n’est jamais inutile d’associer au souvenir du 11 novembre les luttes quotidiennes pour combattre ce qui nous divise : l’indifférence, l’intolérance, le racisme, l’individualisme, le repli sur soi… Aussi je voudrais aussi associer à cet hommage tous les combattants du quotidien, du secteur médical et social, des services de sécurité, pompiers, protection civile et leur rendre hommage dans une période difficile où la cohésion nationale est ébranlée et ou un virus nous rappelle que notre société reste fragile.
 
Nos vies sont heureusement bien différentes de celles de nos anciens. Je voudrais que nous exprimions un message de paix. Gardons toujours à l’esprit que la paix se construit chaque jour. Elle est un bien commun que nous devons entretenir et défendre. Combattons ensemble tous les ferments de haine et imposons la solidarité comme valeur universelle.
 
Vive la République et vive la France !"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Prochainement

Flassans Info

Retrouvez tous les numéros des bulletins municipaux de la commune

Consulter les bulletins

Plan de la ville

Le plan complet de Flassans, avec ses points d’intérêts, les voies publiques et les informations utiles

Télécharger le plan